Contexte

Il y a aujourd’hui, en Afrique du Sud un nombre important d’immigrés entre un et trois millions, les plus vulnérables qui sont les demandeurs d'asile, les refugiés et les sans-papiers qui représentent la tranche la plus nombreuse de la population immigrée. Le fait que la majorité de la population immigrée soit sans-papiers est au moins en partie dû à un important retard administratif, à une pauvre gestion des files d’attente, à la corruption, et à un manque général de ressources pour les Centres de Réception des Réfugiés dans toute l’Afrique du Sud, mais aussi à une politique d'immigration incohérente.

Ce groupe des sans-papiers est est largement sous-représenté dans les syndicats, de la société civile et dans les efforts des communautés actives, et ne sont pas du tout représentés au niveau politique. Ce manque de représentation ne leur laisse leur accès à l’éducation, aux soins de santé, aux droits du travail, au logement, et même aux droits de l’Homme les plus fondamentaux. Ils sont parmi les individus les plus largement et facilement exploités en Afrique du Sud, et sont fréquemment victimes ou cibles privilégiées de crimes de haine et d’agressions xénophobes. En 2008, plus de 60 immigrés ont été tués et plus de 30,000 personnes ont été déplacées de force suite à une vague d’attaques xénophobes dans le pays. En 2009, les violences se sont répétées et plus de 3,000 personnes ont été déplacées dans le Western Cape seul. PASSOP se bat pour les droits de ce groupe de personnes profondément marginalisées.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont marqués *